Celles-ci présentent, en les citant in extenso, ce qui est une originalité de cette édition, l'ensemble des lectures sur lesquelles s'appuie la réflexion de Pascal.Les Pensées ne sont pas un livre posthume, ce sont les papiers d'un mort, d'un homme qui sait et qui croit au moment où la mort interrompt l'Apologie de la religion chrétienne. We usually only want to know something so that we can talk about it.” ― … 278], il dit aussi « Le cœur sent qu'il y a trois dimensions dans l'espace» (Lafuma 110 - Brunsch. Un comité de parents et d'amis se réunit qui, après de nombreuses discussions, mit au point l'édition dite de Port-Royal (1669). Elle est, d'autant plus, publiée à titre posthume. Ainsi, « tout le monde est dans l'illusion » (85) et accorde une place exagérée à l'apparence, l'une des causes de l'imagination et des variations de l'homme qui s'ensuivent : « [il] ne branl[e] que par secousses » (41). modifier - modifier le code - modifier Wikidata. Le projet apologétique de Pascal montre que l'Homme, dans son orgueil et son amas de concupiscence, ne peut trouver la paix intérieure et le véritable bonheur qu'en Dieu. Mais l'homme ne doit pas se décourager : « Nous avons une idée du bonheur et nous pouvons y arriver » même si cette tâche se révèle impossible (122). Pourtant, nous sommes convaincus, au fond de nous, de la « fausseté des plaisirs présents » et de la « vanité des plaisirs absents » (69). » (19). Sous le pseudonyme de Louis de Montalte, il publie dix-huit lettres qui s'adressent aux Pères jésuites, et dont la première est datée du 23 janvier 1656. Voilà donc les composantes du « malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable que rien ne peut nous consoler lorsque nous y pensons de près » (126). Mais à partir de 1935, plusieurs érudits réalisèrent que les Copies reflétaient un classement effectué par Pascal lui-même. Après la lettre qu'on doit chercher Dieu, faire la lettre d'ôter les obstacles qui est le discours de la Machine, de préparer la Machine, de chercher par raison. Pour justifier son propos, Pascal s’appuie sur la diversité des coutumes qui fait que selon le pays où l’on se trouve une action sera considérée comme juste ou injuste. Ainsi l'homme a-t-il bien plus ou moins conscience que sa « durée vaine et chétive » (29) est insoutenable. En effet, l'homme est « un monstre incompréhensible » dont il est difficile de « démêler cet embrouillement » (122). That envisioned work is often referred to as the Apology for the Christian Religion, although Pascal never used that title. — La nature de l’amour-propre et de ce moi humain est de n’aimer que soi et de ne considérer que soi. Ayant pris conscience de sa petitesse, l'homme doit donc faire preuve de modestie, vertu que l'on doit déjà transmettre aux enfants sans chercher à les flatter (59). Il lui faut donc éviter de penser. 116 « Qu’est-ce donc que nos principes naturels sinon nos principes accoutumés ? Elle aussi est source d'illusion et peut, par exemple, faire prendre les sciences pour la vérité, ce qui est exact. La raison s'incline devant le cœur, le mathématicien devant le croyant. Contributor(s): Jon Van Hofwegen (Markup) CCEL Subjects: All; Theology; Classic Et cette nature d'autrefois, d'avant la chute, il doit s'efforcer de la retrouver en mourant au monde pour renaître en Dieu. Blaise Pascal" Pensées "Editions : Édition de Port-Royal 1670 . Quels en sont les éléments constitutifs ? Pour Malègue, « toutes ces intuitions morales, Kant en a eu l'idée, mais dans sa raideur piétiste et la psychologie évidemment incomplète de son époque, il les a réduites au désir d'accord entre le bonheur et la vertu[6]. 10-167 Les misères de la vie humaine ont fondé tout cela. La « force », voilà un concept clé dans la conception politique de Pascal qui fait l'éloge de l'autorité : il s'agit de faire respecter les lois et de les présenter comme justes (62), l'idéal étant qu'il y ait le moins d'écart possible entre la justice et l'autorité qui la fait respecter : il faut donc « faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste » (94). Cette œuvre posthume est principalement une apologie, c'est-à-dire une défense de la religion chrétienne contre les sceptiques et les libres penseurs. Par exemple, on peut se référer au fr. Pascal's religious conversion led him into a life of asceticism, and the Pensées was in many ways his life's work. Si Pascal dit «  C'est le cœur qui sent Dieu et non la raison.» [Lafuma 424 — Brunschv. Free kindle book and epub digitized and proofread by Project Gutenberg. Ainsi « le coeur a ses raisons que la raison ne connait point ». Concernant l'homme et sa condition, Pascal est tout aussi pessimiste, mais force est de constater que les choses sont beaucoup plus complexes, tout comme le système proposé par l'auteur. quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige ? Il présente l’édition électronique des Pensées de Blaise Pascal d’une manière qui leur permet d’approfondir à volonté leur connaissance de cet ouvrage, de la découverte du texte jusqu’à l’étude des secrets de l’invention littéraire de son auteur. 82 résume bien le prix que l’on accorde au paraître. Le « divertissement » chez Pascal est tout ce qui empêche l'homme de penser au néant de sa condition, à sa minuscule place au milieu des espaces qui l'ignorent (64), à sa mort certaine (« Les hommes n'ayant pu guérir la mort, la misère, l'ignorance, ils se sont avisés pour se rendre heureux, de n'y point penser », 124). URL: http://www.ccel.org/ccel/pascal/pensees.html. C'est pourquoi l'homme ne doit pas renoncer à chercher Dieu dont il a l'intuition : « je vois bien qu'il y a dans la nature un être nécessaire, éternel et infini » (125). Lorsque Blaise Pascal publie "Les Lettres provinciales", il cherche à défendre son ami Antoine Arnauld, un janséniste condamné par la Sorbonne pour ses opinions jugées hérétiques. (Translator) Publisher: Christian Classics Ethereal Library, Grand Rapids, MI. Sa forme particulière (fragmentaire) lui donne un caractère unique. 282) . Selon lui, c'est la relation brisée entre l'Homme et son Créateur qui produit chez l'humain l'insatisfaction constante de la vie qu'il mène et le désir d'oublier, par le « divertissement », qu'il est mortel et a besoin de la Grâce. 451-468 or “Le cycle du divertissement, dans les liasses classées”, The Project Gutenberg EBook of Pascal's Pensées, by Blaise Pascal, https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Pensées&oldid=976848832, Articles with French-language sources (fr), Creative Commons Attribution-ShareAlike License, This page was last edited on 5 September 2020, at 12:02. Pour cela, il peut s'appuyer sur la « raison » et s'efforcer de penser juste en faisant confiance à son propre jugement malgré les difficultés : « il faut préférer nos lumières à celles de tant d'autres et cela est hardi et difficile » (91). Comme ils ont vu cela ils ont pris le divertissement. C'est le point essentiel, mais cette conscience n'est permise qu'aux « habiles » qui ont compris leur faiblesse. Puis d'autres sentiments qui en sont l'atténuation (et parmi lesquels on retrouve quelque chose des postulats kantiens) : « le désir de donner un sens à la douleur, de dominer la mort et de l'intégrer dans les permanences, de trouver d'autres sanctions que de justice terrestre, par exemple encore, cet obscur et fréquent désir de Dieu, parent pauvre de l'amour direct, auquel Pascal nous a appris qu'il ressemblait (il ne nous l'a pas appris, les grands moralistes chrétiens l'avaient dit avant lui, mais il l'a redit en termes d'un si violent relief : Tu ne me chercherais pas… que c'en est une seconde naissance[5] ».) Impressions anciennes ou charmes de la nouveauté, « empêchent notre âme d'agir, mangent notre corps », « superbe puissance ennemie de la raison », « la puissante intelligence qui gouverne les villes et les royaumes », « Les vrais chrétiens obéissent aux folies néanmoins, non pas qu'ils respectent les folies, mais l'ordre de Dieu qui pour la punition des hommes les a asservis à ces folies », Omnis creatura subjecta est vanitati, liberabitur, http://www.letudiant.fr/boite-a-docs/document/les-puissances-trompeuses-0849.html, http://lewebpedagogique.com/blog/litterature-bac-l-les-puissances-trompeuses-dans-les-pensees-de-pascal-fiche/, Commentaire du passage à propos des deux infinis, Commentaire du passage à propos de l'Homme esclave du divertissement, Tableau de correspondance entre les différentes éditions des, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Pensées&oldid=179046583, Portail:Littérature française ou francophone/Articles liés, Portail:Littérature française/Articles liés, Portail:Religions et croyances/Articles liés, Portail:France du Grand Siècle/Articles liés, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, Article dont une information diffère dans l'infobox, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Le néant : l'homme mène une vie misérable que résume le fragment 22 (« Condition de l'homme. Qui était réellement ce mathématicien et ferven… Le divertissement ne consiste pas nécessairement en des activités agréables comme « suivre une balle et un lièvre » (36), « le jeu et la conversation des femmes » (126), il peut tout aussi bien s'agir de tâches sérieuses comme l'exercice de son métier ou « la guerre, les grands empires » (126). Mais si l'homme est perpétuellement dans le faux, pris dans les filets de l'imagination, c'est que « rien ne lui montre la vérité » (41) ; car il a d'autres sources d'erreurs que l'imagination et la puissance des apparences, que Pascal passe rapidement en revue : ce sont les passions, notre intérêt, l'instruction, les sens et même les maladies (41). Ces reliques furent aussitôt copiées, et il nous reste aujourd'hui deux Copies et le Recueil autographe des fragments constitué par un neveu de Pascal en 1711. L'homme rate donc sa vie à cause de sa trop grande préoccupation du passé et de l'avenir. Ceci, il le tient de sa nature corrompue par le péché originel qui a corrompu aussi sa raison. Pascal commence à rédiger ses premiers textes en 1656, à l’époque où il publie les Provinciales, un roman épistolaire qui prend la défense de la doctrine janséniste contre la pensée jésuite. Son pouvoir est tel qu'elle a une emprise sur l'homme en dehors même de tout support, au point que les rois lui paraissent puissants, car il sait qu'ils le sont : « le monde qui ne sait pas que cet effet vient de cette coutume croit qu'il vient d'une force naturelle » (23). Ce qui invite à l'humilité, qualité indispensable pour parvenir à Dieu. 41 et fera l’objet d’un plus long développement dans le célèbre fragment sur l’amour-propre. Cette autre puissance trompeuse est rapidement évoquée dans le fr. Voici un commentaire d’un fragment de la liasse Divertissement des Pensées de Pascal.. L’extrait commenté va de « Quand je m’y suis mis quelquefois à considérer les diverses agitations des hommes » à « mais c’est le tracas qui nous détourne d’y penser et nous divertit. Although Brunschvicg tried to classify the posthumous fragments according to themes, recent research has prompted Sellier to choose entirely different classifications, as Pascal often examined the same event or example through many different lenses. Cette œuvre posthume est principalement une apologétique, c'est-à-dire une défense de la religion chrétienne contre les sceptiques et les libres penseurs. Une légende[1] veut que cette œuvre ait pour point de départ le « miracle de la Sainte Épine » survenu le 24 mars 1656 à Port-Royal des Champs, la nièce de Pascal, Marguerite Périer, étant miraculeusement guérie par l'application sur une fistule lacrymale d'une épine de la couronne du Christ, ce qui déclencha un courant de sympathie en faveur de Port-Royal et convainquit Pascal de composer ses réflexions sur la religion chrétienne. Les Pensées de Blaise Pascal, mélange de réflexions et de notes de lecture, sont rassemblées dans des papiers retrouvés après sa mort. Il s'agit d'une « ignorance savante qui se connaît » (77) et qui distingue les « habiles », seuls capables d'une « pensée de derrière » (83), c'est-à-dire d'une réflexion avec du recul. Pascal est considéré comme le précurseur de la philosophie existentialiste, développée plus tard par Kierkegaard, Heidegger et Sartre. Blaise Pascal, philosophe, esprit universel et penseur religieux, est l’auteur d’une œuvre à la fois scientifique, philosophique et religieuse. Ses causes sont arbitraires (56), même si elle est parfois décrétée pour défendre un droit (48). Pascal reconnaît à l'homme une véritable grandeur qui fait sa supériorité sur l'animal (96) et la matière (106). [pas clair]. Rien n'est donc universel, sauf l'essence et non l'apparence, comme le montre l'illusion de la représentation picturale (37). There are different kinds of right understanding;[2] some have right understanding in a certain order … La famille de l'auteur évoque « l'injustice de la. Parmi les facultés qui altèrent son jugement, il y a celles qu’il nomme les « puissances trompeuses[7] ». La première difficulté consiste à fixer le but et à déterminer notre place : « Mais dans la vérité et la morale qui l'assignera ? » Tout le monde connaît certains aphorismes des Pensées de Pascal. Or là encore il n’y a rien de raisonnable, ce n‘est dû qu’à nos sens. On reconnaît ici la théorie janséniste : « L'homme n'est qu'un sujet plein d'erreur naturelle, et ineffaçable sans la grâce » (41) qui doit être donnée « par sentiment de cœur, sans quoi la foi n'est qu'humaine et inutile pour le salut » (101). Pascal n'a pas de mots assez durs pour en parler : c'est l'un des « principes d'erreur » (41) ; « maîtresse d'erreur et de fausseté » (41), « superbe puissance ennemie de la raison » (41), et il suffit d'un rien, d'« une mouche [qui] bourdonne à ses oreilles » (44) pour que « la puissante intelligence qui gouverne les villes et les royaumes » perde le fil de son raisonnement. Les Pensées de Blaise Pascal, mélange de réflexions et de notes de lecture, sont rassemblées dans des papiers retrouvés après sa mort. Pas d'idéal politique utopique, donc. jusqu'à la célèbre édition Brunschvicg (1897), qui répartit en quatorze sections, selon un ordre logique et thématique, l'ensemble des fragments. Il convient donc d'éviter le mieux possible ces dangers. Dès lors, il n'est pas étonnant que la principale préoccupation de l'homme soit de s'enrichir de biens matériels : « Toutes les occupations de l'homme sont à avoir du bien » (26). Philosophie Youness Bousenna 5 février 2016 0 « Le cœur a ses raisons, que la raison ne connaît point. Elle est décidée à tort par une seule personne et selon son intérêt particulier (55), alors que la décision devrait être prise par « un tiers indifférent » (55). 0.17 Mo. Pourtant ce serait une erreur de s'en remettre totalement à la raison car elle n'est pas « raisonnable » (56) : elle n'admet pas sa propre finitude et il faudrait se conduire « comme s'il n'y avait que la seule raison capable de nous instruire » (101). “Curiosity is only vanity. Pascal y consacre un petit paragraphe pour montrer qu’une maladie grande ou petite altère notre jugement. Ce serait une pierre ou une brute » (102). Cet idéal rejoint celui de l'honnête homme, modèle de la période classique, qui réfrène tout excès : l'auteur revient souvent, parfois à l'aide d'images triviales (comme celle du vin, au fragment 35) sur le « trop » qui empêche une juste appréciation. [6] Another English translation by W. F. Trotter was published in 1958. Là est la faille que Pascal va creuser pour démontrer que Dieu, qui décide pourtant de tout, ne peut décider de la tentation de l'homme vers le divertissement et le manque de réflexion. Flammarion, coll. Also noteworthy is the monumental edition of Pascal's Œuvres complètes (1964–1992), which is known as the Tercentenary Edition and was realized by Jean Mesnard;[8] although still incomplete, this edition reviews the dating, history and critical bibliography of each of Pascal's texts.[9]. Pascal se positionne en faveur de Dieu ici. Pascal s'inscrit là dans un débat qui court depuis saint Augustin et affirme la priorité de l'amour sur la connaissance. Mais il convient de déterminer la nature de l'homme : est-il un ou divers (61 et 99) ? Le danger le plus redoutable est la guerre, légitimée par la « coutume » (« Il demeure au-delà de l'eau », 18 : c'est donc un ennemi). Les hommes ont mépris pour la religion. L’intérêt est à l’origine de nos passions qui n’ont rien de raisonnable ou de juste. Les Pensées célèbres de Blaise Pascal Les Pensées de Blaise Pascal, mélange de réflexions et de notes de lecture, sont rassemblées dans des papiers retrouvés après sa mort. [3], Although the Pensées appears to consist of ideas and jottings, some of which are incomplete, it is believed that Pascal had, prior to his death in 1662, already planned out the order of the book and had begun the task of cutting and pasting his draft notes into a coherent form. [5]The first English translation was made in 1688 by John Walker. La coutume est certes variable, c'est une « girouette » (44) mais qui impose un usage à tous par « la force qui y est » (76). Elles sont egalement precedees d'une bibliographie, d'une chronologie et de la Vie de M. Pascal par sa soeur, et suivies d'une annexe sur les Pensees a l'etat natif, d'un glossaire, de deux concordances et d'un index. La société est hiérarchisée, ce que ne critique pas Pascal qui, au contraire, pense que cela est juste car c'est une garantie d'ordre : les hommes sont, Au bas de l'échelle, le peuple, qui, sans le savoir, fait preuve d'opinions « saines » (87 et 88), donc d'une certaine sagesse, car il ne conteste rien pourvu que les choses lui semblent justes. The Pensées ("Thoughts") is a collection of fragments written by the French 17th-century philosopher and mathematician Blaise Pascal. Atteindre l'essence, la vérité, le « souverain bien », c'est se défaire des « puissances trompeuses », des passions et de la concupiscence (110), c'est entretenir « la conversation intérieure » (91) et renoncer à l'agitation : « Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pouvoir demeurer en repos dans une chambre » (126), car « le bonheur n'est en effet que dans le repos et non pas dans le tumulte » (126). Celles-ci présentent, en les citant in extenso, ce qui est une originalité de cette édition, l'ensemble des lectures sur lesquelles s'appuie la réflexion de Pascal. Le « cœur » est d'un ordre différent (« Nous connaissons la vérité non seulement par la raison mais encore par le cœur », 101) ; il permet de connaître Dieu en donnant accès aux « premiers principes » (101) — ce à quoi n'arriveront jamais les pyrrhoniens qui se contentent de raisonner. Pour y accéder, la grâce est nécessaire. Pascal ne cesse de montrer la misère de l'homme sans Dieu (71). L’auteur en parle surtout dans le fr. ». Pour trouver le bonheur, l'homme doit ensuite borner ses désirs car « c'est être malheureux que de vouloir et ne pouvoir » (71). 11-246 Ordre. C'est cette vérité qui permettra à l'homme d'atteindre le bonheur divin mais illusoire qu'il recherche comme « son souverain bien ». L'homme est condamné à une misère perpétuelle. 56 « On la (la justice) verrait plantée par tous les États du monde, et dans tous les temps, au lieu qu’on ne voit rien de juste ou d’injuste qui ne change de qualité en changeant de climat » ; « Un méridien décide de la vérité ». Download it once and read it on your Kindle device, PC, phones or tablets. Elle suggère l’indication des traitements médicamenteux faisant tomber la fièvre du jeu. Ainsi, l’homme accorde-t-il du prix au discours d’un prédicateur non pas parce qu’il est compétent mais parce qu’il présente bien. Cette stratégie d'évitement, que nous menons en permanence, c'est ce que Pascal appelle le « divertissement », auquel il consacre une liasse dans laquelle se trouve un dialogue avec un proche de la famille (Elias) pour exposer son intelligence face à un homme qui semble ne rien connaître et ne défend aucune opinion. Mais elles contiennent aussi, ça et là, des considérations … Copies manuscrites du XVII e s. : C 1 : Vanité n° 67 p. 13 et 13 v° / C 2 : p. 30 et 31 Éditions de Port-Royal : Chap. Diverses éditions se succédèrent ensuite : Condorcet (1776), Bossut (1779), Faugère (1844), Havet (1852), Guthlin (1896), etc. 23. Mais que fera-t-il ? Puisqu'on ne peut être universel en sachant tout ce qui se peut savoir sur tout, il faut savoir peu de tout. Les tout premiers travaux de Pascal concernent les sciences naturelles et appliquées. / Inconstance, ennui, inquiétude ») ; il vit dans « une tristesse insupportable » (33). 'Conversations with Monsieur De Sacy', 'The Art of Persuasion', and 'Writings on Grace' are also included in the Oxford edition. Pensées by blaise Pascal, originally published in 1660 Project Gutenberg release [ebook #18269] April 2006 This etext was originally created by John Hagerson, LN … ^ Copleston, Frederick Charles (1958). Title: Pensées. 41. Il veut être grand et il se voit petit ; … Il y a de même chez Kant les postulats de la raison pratique : la liberté, Dieu et l'immortalité… Pour Malègue, « la pensée de Kant, vraie en principe, est trop étroite et Pascal, cent trente ans auparavant, l'élargissait[5].». Pascal soutient que l'Homme est à la fois misère et grandeur, rien et tout, limité bien qu'aspirant à l'infini. Le roi en impose non pas en soi mais parce qu’il est associé à sa suite fr. Pascal fait une forte critique des lois, qu'il juge inutiles et néfastes pour la société: « La justice et la vérité sont deux pointes si subtiles que nos instruments sont trop mousses pour y toucher exactement. Cette instabilité dans le temps correspond, dans l'espace, au « mouvement perpétuel » (52) qui ne laisse jamais l'homme en repos et qui l'empêche de vivre dans le présent. Dans ses Essais, Montaigne, un siècle auparavant, consacre une partie sur ce qu’il appelle la diversion. L'honnêteté est un premier pas dans la vie chrétienne. LES PENSEES – Blaise PASCAL (1670) INTRO XVIIe siècle voit s’épanouir de nombreux divertissements comme le jeu de paume ou les jeux de cartes, toujours liés à l’argent. [2], Several attempts have been made to arrange the notes systematically; notable editions include those of Léon Brunschvicg, Jacques Chevalier, Louis Lafuma and (more recently) Philippe Sellier. by Blaise Pascal. 18 ou 47 pour poursuivre la réflexion. Ces Pensées sur la religion et sur quelques autres sujets ne comprenaient, cependant, que les fragments les plus clairs, groupés dans un ordre logique et quelquefois récrits. La coutume fait que nous pensons suivre des lois parce qu’elles sont vraies et justes. Written works : The Thoughts of Blaise Pascal, Pensées, The Mind On Fire, Human Happiness, Blaise Pascal Description: Rights: Public Domain. Le présent introuvable : son néant vient aussi de son rapport au temps ; l'homme ne cesse de se projeter tantôt dans le passé (par le souvenir), tantôt dans l'avenir, car « [n]ous ne nous tenons jamais au temps présent » (43). Il manque donc totalement de lucidité et ne se rend pas compte de la « vanité » de ce qui n'est pas Dieu, c'est-à-dire de tout, même des sciences (fragment 21), desquelles Pascal a toujours essayé de se détacher pour parfaire sa quête spirituelle. Enfin, l’homme peut être amené à croire que des choses sont vraies soit parce qu’elles sont ancrées de longue date dans sa conscience (c’est le fait de l’instruction), soit parce qu’elles sont nouvelles. Enfin, son danger est d’autant plus grand que ce qu’elle nous pousse à croire peut être vrai. Elle entretient donc la vanité de l’homme dans la mesure où elle l’amène à chercher le divertissement ou encore la gloire parce qu’il s’imagine que cela lui procurera du plaisir[8]. La dernière modification de cette page a été faite le 21 janvier 2021 à 11:24. Blaise Pascal, Discours sur les passions de l'amour Il faut savoir douter où il faut, assurer où il faut, se soumettre où il faut. L'auteur revient à plusieurs reprises sur l'aveuglement des hommes, s'étonnant « qu'une chose aussi visible qu'est la vanité du monde soit si peu connue » (14) ou encore « de voir que tout le monde n'est pas étonné de sa faiblesse » (31). Combien il en est loin, pourtant ! Pascal's (1623-62) 'Pensées' was delightful, aphoristic, and often profound. "Les Pensées" de Pascal, publiées en 1670 est une œuvre inachevée, il est donc difficile de la classer. C'est la pensée qui permet cette évaluation : « Par l'espace, l'univers me comprend et m'engloutit comme un point ; par la pensée, je le comprends » (104) — notons le double sens de la dernière occurrence du verbe comprendre qui montre l'indéniable supériorité du « roseau pensant » sur la matière. Cette quête est très difficile. S'ils y arrivent, ils en écachent la pointe, et appuient tout autour, plus sur le faux que sur le vrai. L’imagination nous conduit à considérer des choses comme vraies alors qu’elles ne le sont pas nécessairement ou du moins de manière rationnelle et par là-même modifie nos comportements. Pour la mener à bien, il lui faut d'abord trouver son point d'équilibre (« Il faut trouver le point », 52) et mesurer sa juste place dans le monde : il faut que « l'homme maintenant s'estime à son prix » (110). De la même manière, les révoltes et « toute sédition » (62) sont à éviter absolument : « Le plus grand des maux est les guerres civiles » (87). Fragment Vanité n° 33 / 38 – Papier original : RO 21-2. En bref, l'homme doté de raison, mais surtout susceptible d'ouvrir son cœur, est capable de s'ouvrir à Dieu. See in particular various works by Laurent Thirouin, for example “Les premières liasses des Pensées : architecture et signification”, XVIIe siècle, n°177 (spécial Pascal), oct./déc.